Nous faisons face à des attaques très dures et injustes envers certains de nos mandataires et envers Écolo-Virton en général sur les réseaux sociaux concernant le projet « Cheval du vent » et nous voulons remettre certaines choses au point.

Personne ne remet en cause le bien-fondé d’une démarche de ferme pédagogique à Ethe. C’est en soi un très beau projet qui mérite notre respect. En effet, il est en concordance avec nos valeurs comme avec celles des partenaires de la majorité ou des groupes de l’opposition et de la population en général.

Le problème qui nous occupe concerne exclusivement le refus d’une demande de permis d’urbanisme. Le Conseil communal de ce 24 septembre apportera sans doute certaines réponses factuelles à ce propos.

Recevoir un avis défavorable ou un refus de permis d’urbanisme est désagréable pour le demandeur mais n’est pas en soi un acte hostile de la part de l’autorité publique.

Nous vivons en société, une société organisée sur base de règles à tous les niveaux et notamment en matière urbanistique. Le fait du Prince, c’est – heureusement – du passé.

Bonnes ou mauvaises lois, trop ou pas assez de règlements, ce n’est pas l’objet du débat mais tous nous pouvons nous trouver de l’un ou de l’autre côté du point de vue. Les déchets le long des routes peuvent nous donner la tentation de renforcer les règlements. Pratiquer le VTT peut nous faire plaider pour moins de restrictions. Les exemples sont infinis, il s’agit d’une tension permanente, en famille, entre voisins comme dans la société.

Forcément, celui ou celle qui conçoit un projet d’urbanisme le jugera bon et sera, peut-être, peu réceptif aux réserves qu’émettra l’autorité publique – le Collège communal ou le Fonctionnaire délégué – à son encontre. Ils doivent être les garants du respect de la légalité (dans une matière très complexe) et de l’intérêt général. Leurs décisions doivent être fondées et motivées. Bien sûr il y a des marges d’interprétation et des choix d’orientations.

Une demande de permis est un acte public, soumis au regard de tous, notamment par voie d’affichage. L’accueil n’est pas nécessairement enthousiaste. Voir ses habitudes visuelles ou auditives perturbées, voir modifié son environnement proche ou la physionomie de son village peut susciter de la désapprobation. Quoi de plus normal ?

Chacun a le droit de le faire savoir et intervenir dans les enquêtes publiques, peut questionner et attirer l’attention sur ce qui l’inquiète ou exprimer son désaccord. Ainsi, dans le passé proche une association a manifesté devant la Mairie contre un projet d’élevage de visons au nom du bien-être animal. Plus récemment, des riverains d’un projet immobilier ont fait circuler une pétition. Tout cela est dans l’ordre des choses dans une société comme la nôtre. C’est nourri de tous les avis et toutes les contributions que l’autorité publique décide ensuite, dans le cadre de la loi.

Parfois, l’obligation de légalité, des questions techniques ou l’intérêt général entrent en contradiction avec une demande de permis d’urbanisme dont la finalité est pourtant une activité jugée par tout le monde comme sympathique et intéressante.

C’est ce qui arrive à la demande concernant les bâtiments du Cheval du vent.

La déception est compréhensible. Parfois, il faut s’y reprendre à deux fois. Ou plus. Pour que le projet réponde au prescrit légal (l’eau est une obligation incontournable) ou qu’il impacte le moins possible l’intérêt général, dans le cas d’espèce la sauvegarde d’un paysage remarquable, celui de la côte des Rappes sur le village de Ethe.

Si la déception est compréhensible, les insultes envers des mandataires communaux ne sont pas acceptables. Ni sur les réseaux sociaux ni par d’autres mandataires au sein du Conseil communal. Des échanges vifs, oui, des confrontations de points de vue, bien sûr, un emportement de temps en temps, pourquoi pas mais des insultes répétées, non.

Précisons encore que l’échevine Ecolo, attaquée en Conseil communal et de manière diffamatoire et totalement injuste sur les réseaux sociaux, n’est pas en charge des dossiers d’urbanisme. N’est-il pas incongru de la viser personnellement pour des décisions collégiales ? L’autre mandataire attaqué n’est même pas partie prenante aux décisions.

La loi est la même pour tous. Un conseiller communal, comme un autre habitant, peut se voir refuser un permis d’urbanisme. Et le droit de chacun, c’est de contester la décision par voie de recours ou de remettre l’ouvrage sur le métier et présenter une version revue et améliorée du projet urbanistique répondant aux différents points problématiques.

Ce serait là un bien meilleur investissement de l’énergie disponible au profit des enfants visés par l’activité finale, sympathique et intéressante.

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